•                                         Stock de sécurité et méthodes de calcul<o:p></o:p> 
     
    <o:p></o:p><o:p></o:p><o:p></o:p>  
        
    A- Procédure de mise en place d’un stock de sécurité<o:p></o:p> 
      
    Dans l’article sur les types de réserves de stock, nous avons expliqué différentes raisons qui justifient la mise en place d’un stock de sécurité pour un article ou produit géré. Rappelons ici que le stock de sécurité a pour principal but d’absorber les ruptures de stock dont les conséquences seraient très dommageables pour l’entreprise. L’immobilisation financière et le coût de possession qu’il engendre obligent cependant à limiter son emploi aux seuls articles pour lesquels cela est véritablement nécessaire.<o:p></o:p> 
      
     

     

    A1- Choix des critères de tri des articles ou produits<o:p></o:p>

      
    Le « véritablement nécessaire » dépend de chaque organisation, et du type de stocks. Dans le plus grand nombres de cas, c’est le coût d’opportunité (perte que l’on pourrais subir en cas de rupture) qui s’affiche comme critère déterminant. Celui-ci est très souvent détecté à la suite d’une étude prévisionnelle de la demande. Différents sous critères sont ensuite employés pour analyser puis trier les articles pour lesquels il sera affecté un stock de sécurité :<o:p></o:p> 
     

    • Le chiffre d’affaires (CA) ou le bénéfice espéré (pour les stocks de produits destinés à la vente) ;<o:p></o:p>
    • Le taux de rotation (par ex. pour le matériel de sécurité dont l’utilisation est obligatoire et le délai de livraison flexible) ;<o:p></o:p>
    • Le coût d’acquisition (lorsque chaque commande engendre des coûts logistiques élevés) ;<o:p></o:p>
    • Le délais de livraison (lorsque les produits présentent des difficultés d’approvisionnement) ;<o:p></o:p>

      
    Mais aussi, le risque de pénurie sur le marché, le risque d’inflation ou simplement les prévisions de croissance de la demande d’un produit peuvent suffire comme raison pour affecter à ce dernier un stock de sécurité. Une fois que le ou les critères déterminant ont été définis, on procède à une analyse pour sélectionner les articles qui remplissent les conditions d’affectation d’un stock de sécurité.<o:p></o:p> 
     
     <o:p></o:p>


    A2- Analyse de Pareto et Classification ABC<o:p></o:p>

      
    Selon les entreprises et le type de stock géré, chacun des critères cités dans la précédente section peut servir à effectuer une analyse ABC :<o:p></o:p> 
     

    • ABC sur chiffre d’affaire ;<o:p></o:p>
    • ABC sur taux de rotation ;<o:p></o:p>
    • ABC sur coût d’acquisition ;<o:p></o:p>
    • ABC sur délais de livraison<o:p></o:p>

     


      En général, à la suite de la classification ABC, les articles des classes B et C ne sont pas concernés par le stock de sécurité. Sauf cas exceptionnels rencontré au cours d’un cycle (risque de pénurie, risque d’inflation et forte demande imprévus). La révision une ou deux fois par an des données de planification (stock minimum, stock maximum, lot de commande, délai d’approvisionnement) est largement suffisante pour ces derniers.<o:p></o:p> 
      
    C’est parmi les produits de la classe A, jugés « Critiques » d’après notre critère de classification que seront choisis ceux pour lesquels il sera affecter un stock de sécurité. Le stock de sécurité sera mis en place pour une période temporaire, et enlevé après le passage de l’évènement perturbateur.<o:p></o:p>
      <comment title=" Début code Google Adsence " xmlns="http://disruptive-innovations.com/zoo/nvu"></comment> <comment title=" Fin code Google Adsence " xmlns="http://disruptive-innovations.com/zoo/nvu"></comment>  
         
         
         
         
         
         
         
         
         

    <o:p></o:p><o:p></o:p> 
      
    B- Méthodes de calcul du stock de sécurité<o:p></o:p> 
      <o:p></o:p>
    Différentes méthodes peuvent être utilisées pour le calcul du stock de sécurité. Généralement, on simule chacune d’elle et le choix de la méthode finale portera sur celle réduit au mieux le risque de rupture. Dans la pratique on peut soit utiliser une méthode déterministe (la méthode « expert ») et une méthode probabiliste (la méthode de la loi normale ou loi de Laplace Gauss).<o:p></o:p> 
      
     


    B1- Calcul du stock de sécurité par la méthode « expert »<o:p></o:p>

      
    Pour expliquer cette méthode de calcul du stock de sécurité, nous allons utiliser un exemple. Dans le magasin CECADO fournisseur de beurre dans la ville de Port-Gentil il a été enregistré les données suivantes :<o:p></o:p> 
     

    • Ventes moyennes hebdomadaires : 75 pots de beurre<o:p></o:p>
    • Ventes maximales hebdomadaires : 90 pots de beurre<o:p></o:p>
    • Couverture stock minimum / délais moyen de livraison : 2 semaines<o:p></o:p>

      
    Passons aux calculs :<o:p></o:p> 
      
    L’excédent moyen de consommation hebdomadaire sera :<o:p></o:p>

    • EMh = 90 – 75 = 15 pots<o:p></o:p>

      
    Le stock de sécurité : SS = EMh x nombre de périodes hebdomadaires dans le délais de livraison.<o:p></o:p>

    • SS = 15 x 2 = 30 Pots<o:p></o:p>

      
    Le point de commande : P = (Demande moyenne hebdomadaire x nombre de semaines) + SS<o:p></o:p>

    • P = (75 x 2) + 30 = 180 pots<o:p></o:p>

     <o:p></o:p> 
     


    B2- Calcul du stock de sécurité par la méthode de la loi normale<o:p></o:p>

      
    La loi normale (cf article dans la rubrique mathematique financière) est une distribution statistique des données qui sur un repère orthonormé prend la forme d’une cloche. Elle se caractérise par une moyenne et un écart type. Ces derniers, lorsqu’ils peuvent être chiffrés sont utilisés pour le calcul du stock de sécurité.<o:p></o:p> 
      
    Une autre particularité de cette méthode est qu’elle permet non seulement de définir un taux de satisfaction souhaité, mais aussi de prendre en compte ou pas la variation du délai d’approvisionnement. On peut donc avoir au final trois combinaisons possibles pour le calcul du stock de sécurité :<o:p></o:p> 
     

    • Variation de la demande seulement<o:p></o:p>
    • Variation du délai de livraison seulement<o:p></o:p>
    • Variation de la demande et du délai de livraison 

    En reprenant les données du magasin CECADO de Port-Gentil, une analyse a permis d’obtenir :<o:p></o:p> 
     

    • Ventes moyennes hebdomadaires : VMh = 75 pots de beurre<o:p></o:p>
    • Ecart type des ventes hebdomadaires : σV = 9 pots<o:p></o:p>
    • Délai moyen d’approvisionnement : D = 2 semaines<o:p></o:p>
    • Ecart type sur délai d’approvisionnement : σD = 0,4 semaine<o:p></o:p>

      
    On choisi par ailleurs un niveau de satisfaction Z = 1,65 qui correspond à un taux de 95,05%. (On trouve les différentes valeurs de Z dans le tableau de probabilité cumulative encore appelé tableau de la loi normale)<o:p></o:p>



     
    2-1 Approche selon la loi normale avec variation de la demande seulement <o:p></o:p>
      
    Le stock de sécurité : SS = Z x D x σV<o:p></o:p>
    • SS = 1,65 x 2 x 9 = 30 pots

    Le point de commande :

    P = (Demande moyenne hebdomadaire x nombre de semaines) + SS

    P = (75 x 2) + 30 = 180 pots

    2-1 Approche selon la loi normale avec variation du délai de livraison seulement <o:p></o:p>
      
    Le stock de sécurité : SS = Z x VMh x σD<o:p></o:p>
    • SS = 1,65 x 75 x 0.4 = 49 pots

    Le point de commande :

    P = (Demande moyenne hebdomadaire x nombre de semaines) + SS

    P = (75 x 2) + 49 = 199 pots

    2-1 Approche selon la loi normale avec variation de la demande et du délai de livraison<o:p></o:p>
      
    Le stock de sécurité : SS = Z x (D x σV²) + (VMh² x σD²) avec √ = racine carrée<o:p></o:p>
    • SS = 1,65 x racine carrée [(2x9²) + (75²x0.4²)] = 53 pots

    Le point de commande :

    P = (Demande moyenne hebdomadaire x nombre de semaines) + SS

    P = (75 x 2) + 53 = 203 pots

     

    OUTGDA Mektar


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  • Stock de sécurité et autres réserves de stocks<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 

     <o:p> </o:p> 
    Dans la gestion quotidienne des stocks, les gestionnaires aspirent à la fois à satisfaire en totalité les besoins de consommation, dans les délais et avec  un coût global optimisé. La tenu des stocks en effets engendre différents types de coûts : les coûts des installations fixes, les coûts de possession des stocks qu’il faut réduire au meilleur niveau possible. La recherche de la solution la mieux adaptée, pour diminuer ces coûts liés à la tenue des stocks amène les gestionnaires à utiliser, selon le contexte, différentes politiques d’approvisionnement.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Malgré tous les efforts faits, différentes variations inattendues nous exposent à de mauvaises surprises, entraînant parfois une prise de décision hâtive et finalement coûteuse. D’une manière générale lorsque le stocks d’un produit donné atteint le point de commande, une commande d’achats ou une demande d’approvisionnement interne est émise en quantité prédéfinie selon la politique d’approvisionnement choisie pour ledit produit. Durant le délai de livraison de cette commande, trois cas de figure peuvent se présenter :<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p>

    • Les consommations durant le délais de livraison correspondent exactement à la taille du stock d’alerte. La commande est livrée exactement le jour où le stock devient nul ;<o:p></o:p>
    • les consommations enregistrées sont inférieures au stock d’alerte. Au moment où la commande est livrée, il reste encore quelques unités de l’ancien stock dans le magasin ;<o:p></o:p>
    • les besoins des consommateurs sont supérieurs au stock d’alerte. Le stock passe au niveau zéro (0) longtemps avant la livraison de la commande. On dit qu’il y a rupture de stock.<o:p> </o:p>

    A- La rupture des stocks et ses causes<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    La rupture de stock d’un produit est le manque de quantités disponibles pour la satisfaction des besoins en cours. Plus précisément, ce terme est employé lorsqu’il y a des demandes alors que le stock disponible est de zéro.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Différentes raisons peuvent être la cause des ruptures de stock d’un produit :<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p>

    • Une affectation non appropriée des données de planification des approvisionnements (stock minimum, stock maximum, délais d’approvisionnement …) ;<o:p></o:p>
    • Une mauvaise estimation des prévisions de consommation. Il s’agit surtout ici du cas où les quantités prévues sont largement inférieures à la consommation normale ;<o:p></o:p>
    • Le choix d’un modèle d’approvisionnement non adapté par rapport à la demande, la fréquence et à la vitesse de consommation du produit ;<o:p></o:p>
    • Une variation brutale de la demande et une augmentation inattendue de la consommation dudit produit ;<o:p></o:p>
    • Un déclenchement tardif du besoin par le magasin demandeur ;<o:p></o:p>
    • Un traitement lent de la demande d’approvisionnement interne ou de la commande d’achat par le service concerné dans l’entreprise ;<o:p></o:p>
    • Une réactivité tardive des fournisseurs lors de la réponse aux appels d’offres ou de la livraison des commandes confirmées ;

    Chacun de ces évènements, lorsqu’il se produit, oblige le gestionnaire de stock à mettre en œuvre des procédures d’urgence de réapprovisionnement : consommation d’un autre stock, passation de commandes urgentes, accélération des livraisons en amont à travers le choix des moyens logistiques plus rapides, mais aussi plus coûteux (par ex. transport aérien à la place du maritime, affrètement spécial d’un véhicule de transport…)<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Le premier moyen pour remédier à la situation est bien sûr d’identifier la cause réelle de la rupture de stock et d’appliquer des mesures correctives appropriées selon les cas. Cependant, lorsque l’on est certain d’avoir pris toutes les dispositions nécessaires et que malgré tout, le risque de rupture de stocks jugé fortement préjudiciable pour l’entreprise continue à se faire ressentir, la solution pour l’éviter est de créer une réserve spéciale de stock.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    B- Réserve spéciale de stock : le stock de sécurité<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Le stock de sécurité d’un produit est la réserve d’une certaine quantité dudit produit spécialement faite pour absorber les ruptures de stock. Au lieu de subir les désagréments dus à un manque de disponibilité dans le magasin (stock disponible = zéro), on consomme cette réserve.  En cas de non rupture, le stock de sécurité prend la forme d’un stock « dormant », générateurs de coûts supplémentaires. Il convient donc d’estimer correctement sa taille.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Pour un souci d’optimisation,  différents critères sont pris en compte lors du dimensionnement du stock de sécurité :<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p>

    • Le coût de revient de l’article stocké. Il ne faut pas perdre de vue que ce stock constitue une immobilisation financière ;<o:p></o:p>
    • Le coût de stockage. La tenue du stock de sécurité est source de coûts appelés coûts de possession ;<o:p></o:p>
    • Les contraintes de conservation. Durée de vie du produit, désuétude, perte de qualité sont à prendre en compte, notamment pour les produits périssables à court terme ;<o:p></o:p>
    • Le coût du risque couvert ou coût d’opportunité. Lorsque les conséquences de la rupture de stock d’un produit sont fortement dommageables pour l’entreprise (par ex. provoquer l’arrêt total de la production ou des grosses pertes de ventes), la tenue du stock de sécurité est justifiée.

    A la différence du stock minimum, qui est gardé de façon permanente, le stock de sécurité est mis en place pour répondre à un évènement spécial et inhabituel, qui se produit ou pas en marge de toutes les prévisions de départ ; <o:p></o:p>
    <o:p> </o:p> 
    Bien qu’il soit possible de l’appliquer sur tous les types de stock gérés, l’affectation d’un stock de sécurité est, dans la pratique, limitée aux seuls articles critiques pour l’entreprise ; une fois que le risque qui a provoqué sa constitution est écarté, cette réserve n’est plus réapprovisionnée.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Le calcul du stock de sécurité ainsi que sa mise en place sont de la responsabilité du gestionnaire technique (pour les pièce de rechanges), du responsable de production (pour les stocks de production), ou du responsable des ventes (pour les stocks de produits destinés à la vente).<o:p></o:p> 

    <o:p> </o:p> 
    C- Autres formes de réserve de stocks<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Dans les industries, les lenteurs de traitement des approvisionnements et la hausse brutale de la consommation ne sont pas les seules raisons pouvant entraîner une rupture de stock. On recense en effet ici différentes causes possibles qui justifie la tenue d’autres formes de réserves de stocks. Parmi ces dernières, nous distinguons le « stock de découplage », le « shop stock » et le « pool stock ». <o:p></o:p>
    <o:p> </o:p> 
    <o:p> </o:p> 


    C1- Stock  de  découplage<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p> 


      Rappelons que dans une chaîne d'assemblage, les unités produites suivent les mêmes étapes de fabrication, parcourent les stations de travail dans le même ordre et subissent des séquences d'opérations presque identiques. Il arrive cependant que les références finales obtenues présentent de légères différences les unes par rapport aux autres (emploi d'options, ajouts d’élément personnalisés à la demande du client).<o:p></o:p> 
      
    Le point de découplage correspond à la partie avale du cycle de production qui peut être fabriquée à la commande (assemblage final avec ajout d’options à la demande du client). La gestion d’un stock de découplage permet donc de s’affranchir des stocks de produits finis en laissant en même temps l’opportunité de répondre à chaque besoin particulier, sans rallonger le délai de livraison.<o:p></o:p>
      <comment title=" Début code Google Adsence " xmlns="http://disruptive-innovations.com/zoo/nvu"></comment> <comment title=" Fin code Google Adsence " xmlns="http://disruptive-innovations.com/zoo/nvu"></comment>  
         
         
         
         
         
         
         
         
         

     <o:p> </o:p> 
    <o:p> </o:p> 


    C2- Le shop stock<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p> 
    Il s’agit d’une réserve de  stock de produits finis ou semi-finis destinée à couvrir les risques du processus de production (arrêt, défaut ou panne d’un équipement de production ou simplement maintient constant de la capacité journalière de production indifféremment de la demande). C’est donc une réserve placée en aval d’un maillon de la chaîne de fabrication (atelier). Il est calculé et conjointement mis en place par les responsables de production et de maintenance.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    <o:p> </o:p> 


    C3- Le pool stock<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p> 
    On rencontre le pool stock dans les systèmes de production organisés par flux tendus, appliquant la méthode du Kanban. En rappel, dans une organisation par flux tendus, la production se veut régulière et maîtrisée de bout en bout. Il n’y a pas de stockage forcé et l’attende d’une commande du poste de travail suivant n’est pas indispensable. Tout le système est régulé grâce à des minimas de stocks et d’en-cours fixés lelong de la chaîne de fabrication.<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Le Pool stock en fait parti. C’est une réserve de stock qui permet d'absorber les petites variations en quantité d'une journée sur l'autre dans un environnement lissé, lorsque le flux de pièces se fait directement du shop stock à la sortie de l’atelier. <o:p></o:p>
    <o:p> </o:p> 
    Selon des explications fournies par le cabinet Lean Key, « La demande réelle du client est comparée au programme de production lissée. Deux types de cartes sont introduites dans le séquenceur : les cartes "Kanban" correspondant à la demande réelle du client et quelques cartes "spéciales" de plus si la demande est légèrement supérieure à la consommation moyenne journalière. <o:p></o:p>
    <o:p> </o:p> 
    Les cartes "normales" seront tirées sur le shop stock au pied de la cellule de fabrication, alors que les cartes "spéciales" seront tirées d'un autre stock tampon: le pool stock. Si, au contraire, la demande du client est inférieure à la consommation moyenne journalière, la variation sera également absorbée par des cartes spéciales permettant de reconstituer le pool stock. »<o:p></o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    <o:p> </o:p> 
    Toutes ces différentes réserves de stocks, au même titre que le stock maximum ou le stocks minimum ne sont que des indicateurs permettant d’identifier, pour chaque statut de stock, les quantités réellement affectées. Mais, physiquement, toutes ces quantités sont regroupées dans un même emplacement.


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    LES STOCKS 
     
    Un stock est un actif :  
    -  détenu pour être vendu dans le cours normal de l’activité ; 
    -  ou en cours de production pour une telle vente ; 
    -  ou destiné à être consommé dans le processus de production ou de prestation de services, sous forme de matières premières ou de fournitures. 
     
    1.  RÈGLES COMPTABLES 
    Les stocks et les en-cours sont comptabilisés en classe 3 parmi les actifs circulants et inscrits comme tels pour leur montant hors taxes au bilan de l’entreprise. 
    L’inventaire extracomptable ( reconnaissance physique) permet de recenser et d’évaluer les existants en stocks.  
    Pour cela, le plan comptable général retient deux méthodes :   
    -  l’inventaire intermittent : les stocks sont valorisés une seule fois en fin d’exercice et leurs mouvements négligés en cours d’exercice. Un ajustement de leur valeur a donc lieu à l’issue de l’inventaire extracomptable. Au cours de l’exercice, l’entreprise suit le niveau de ses stocks dans une comptabilité annexe à la comptabilité générale  : comptabilité analytique ou comptabilité matière ; 
    -  ou l’inventaire permanent : les comptes de stocks sont mouvementés au fur et à mesure des entrées et des sorties de stocks issus des mouvements d’achats, de production et de ventes de l’entreprise, tout au long de l’année. 
     
    2.  COMPTES UTILISÉS 
    Les stocks et en-cours sont rassemblés en trois grandes catégories. 
    Les deux premières sont directement liées aux charges et leurs variations intégrées dans les charges du compte de résultat (en + ou en –, voir supra). 
     
                                                                                    Compte                        Variation                       
                                                                                  de stocks                      de stocks 
     
     
    ¬ 1.  Les marchandises                                         37                        6037 
    Elles ne font pas l’objet de transformation par l’entreprise et sont donc revendues en l’état. 
     
    ­ 2. - Les matières premières                                 31                        6031
    - Les autres approvisionnements                       32                        6032
    Ils seront intégrés dans le processus de production. 
     
    3. - En-cours de production de biens                 33                        7133
    - En-cours de production de services                34                        7134
    - Stocks de produits                                               35                        7135
    Ce sont les produits fabriqués par  l’entreprise, que le cycle de production soit entièrement achevé (produits) ou achevé en partie (en-cours). Ils sont donc rattachés aux produits et leurs variations sont intégrées dans la colonne « Produits » du compte de résultat. 
     
    3.  DÉTERMINATION DU COUT D’ENTRÉE DES STOCKS 
    À leur date d’entrée dans le patrimoine, les stocks sont enregistrés :  
    -  à leur coût d’acquisition, pour les approvisionnements et marchandises ; 
    -  à leur coût de production, pour les produits fabriqués par l’entreprise (produits et en-cours). 
     
    3.1.  Coût d’acquisition 
    Il comprend  :  
    –  le prix d’achat  ; 
    –  les droits de douane et autres taxes non récupérables ; 
    –  les frais de transport, de manutention et autres coûts directement attribuables à l’acquisition de produits finis, des matières premières et des services. 
    Les rabais commerciaux, remises, escomptes de règlement sont déduits pour déterminer le coût d’acquisition. 
     
    3.2.  Coût de production 
    Il comprend  :  
    –  les coûts directement liés aux unités produites (la main d’œuvre directe, par exemple) ; 
    –  les frais généraux fixes ou variables encourus pour transformer les matières premières en produits finis. 
    Les frais fixes sont les coûts indirects de production restant constants quel  que soit le volume de production (entretien des bâtiments, par exemple). 
    Les frais variables sont les frais de production variant avec le volume de production. 
     
    3.3.  Coûts exclus de l’évaluation des stocks  
    Certains coûts ne peuvent pas être inclus dans l’évaluation des stocks. Il s’agit notamment  :  
    -  des frais de commercialisation ; 
    -  des frais généraux ne contribuant pas à amener les stocks dans le lieu et l’état où ils se trouvent (frais généraux administratifs, par exemple) ; 
    -  des consommations anormales de matières premières, maintenance et autres éléments de production ; 
    -  des coûts de stockage, à moins que ces coûts soient nécessaires au processus de production préalablement à une nouvelle étape de production ; 
    -  des pertes de change liées à l’acquisition des stocks. 
     
    4.  OPÉRATIONS COMPTABLES DANS LE CAS DE L’INVENTAIRE INTERMITTENT 
    4.1.  Mécanisme  
    –  En cours d’exercice :  
    •  tous les achats de matières premières et de marchandises sont comptabilisés dans les comptes de charges d’exploitation (subdivisions du compte 60 en fonction de la nature du bien acheté, sauf 603) ; 
    •  toutes les ventes de marchandises, de produits ou de services sont comptabilisées dans les comptes de produits d’exploitation ( subdivisions du compte  70 en fonction de la nature du bien vendu). 
    –  À l’inventaire, il convient de tenir compte de l’évolution des stocks pour corriger le résultat.
     
    4.1.1.  POUR LES MARCHANDISES, MATIÈRES PREMIÈRES ET AUTRES APPROVISIONNEMENTS 
    Cas 1  Une augmentation de stocks correspond à des achats effectués pendant l’exercice en cours, mais qui vont être utilisés pour l’activité de l’exercice suivant. Il convient donc , selon le principe d’indépendance des exercices,  de rattacher ces achats à l’exercice et au résultat N + 1. Il faut donc neutraliser la charge qui avait été constatée en N lors de leur acquisition. 
    Le transfert se fait par le bilan ( les stocks non encore consommés seront inscrits en classe 3 à l’actif du bilan. )
    Le bilan et, ici, les  comptes de classe 3 présentent le patrimoine de l’entreprise à la date de clôture de l’exercice. À ce moment précis, les stocks en font partie. Puisque ces achats ont été comptabilisés au cours de l’année au débit d’un compte de la classe 6, la neutralisat ion intervient par les comptes de variation de stocks 603 dont le solde créditeur diminuera les charges qui grèvent le résultat. 
     
    Cas 2  À l’inverse, un déstockage correspond à l’utilisation de charges constatées sur des exercices antérieurs, il convient de les rattacher à l’exercice qui se termine. Dans ce cas, le compte 603 aura un solde débiteur qui viendra en augmentation des charges déjà inscrites au résultat. 
     
    4.1.2.  POUR LES EN COURS DE PRODUCTION ET PRODUITS FINIS 
    Ces stocks intègrent des achats de l’exercice et de la valeur ajoutée de cet exercice au cours du processus de fabrication. Ces stocks et en-cours sont donc assimilés à des produits. 
     
    Cas 3  Une production stockée, qui se traduit par une augmentation du stock, est un produit supplémentaire au compte de résultat. Le solde créditeur du compte 713 viendra impacter le résultat de la même manière que les autres produits. 
     
    Cas 4  Un déstockage est une réduction des produits au compte de résultat. Le solde débiteur du 713 viendra alors en diminution des produits dans le compte de résultat. 
     
    4.1.3.  EXEMPLES 
    Cas 1  Achats de matières premières 
    Stock initial =  100 
    Stock final =  150 
    Soit 50 de stockage de matières premières, qui seront utilisées au cours de l’exercice suivant. 
    La variation de stock de matières premières est égale au solde créditeur du compte 6031, soit 50. 
    Cette variation va venir réduire les charges, puisque celles-ci sont reportées sur l’exercice suivant. 
     
    Cas 2  Marchandises 
    Stock initial =  140 
    Stock final =    100 
    Déstockage de 40, qui correspond à un flux  comptabilisé l’année précédente et utilisé au cours de l’exercice. 
    La variation de stock de marchandises est égale au solde débiteur du compte 6037, soit 40. 
    Cette variation va venir augmenter les charges, donc diminuer le résultat comptable.
     
    Cas 3  Produi ts finis A 
    Stock initial =    100 
    Stock final =    250 
    Stockage de 150 qui vient en augmentation des produits. Ils seront vendus au cours d’exercices ultérieurs. 
    La variation de stock de produits finis A est égale au solde créditeur du compte 71351, soit 150. 
    Cette variation viendra augmenter les produits, donc le résultat comptable. 
     
    Cas 4  Produits finis B 
    Stock initial =    500 
    Stock final =  250 
    Déstockage de  250, correspondant à des produits finis produits en N – 1 et vendus en N. 
    La variation de stocks de produits finis B est égale au solde débiteur du compte 71352, soit 250. 
    Cette variation viendra diminuer les produits, donc amoindrir le résultat comptable. 
     
    4.2.  Schéma comptable  
    Le schéma comptable est la deuxième méthode pour comprendre quel signe il convient de placer avant les chiffres de variation des stocks. Les écritures d’inventaire concernant les stocks sont au nombre de quatre :  
    I.  Annulation du stock initial  
    DEBIT CREDIT LIBELLE DEBIT CREDIT

    6031

    6037

    71351

    71352

     

     

     

     

     

     

     

     

    31

    37

    351

    352

    Variation de stocks de matières premières

    Variation de stocks de marchandises

    Variation de stocks de produi ts finis A

    Variation de stocks de produits finis B

                        à Stocks de matières 1res

                           Stocks de marchandises

                           Stocks de produits finis A

                           Stocks de produits finis B

    100

    140

    100

    500      

     

     

     

     

     

     

     

     

    100

    140

    100

    500

    II.  Intégration du stock final  
    DEBIT CREDIT LIBELLE DEBIT CREDIT

     

    31

    37

    351

    352

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6031

    6037

    71351

    71352

     

    Stocks de matières 1res

    Stocks de marchandises

    Stocks de produits finis A

    Stocks de produits finis B

                        à Variation de stocks de matières premières

                           Variation de stocks de marchandises

                          Variation de stocks de produi ts finis A

                          Variation de stocks de produits finis B

    150

    100

    250

    250      

     

     

     

     

     

     

     

     

    150

    100

    250

    250

    III.  Reprise de la provision éventuelle sur le stock initial  
    (Voir article sur les provisions)
    IV.  Constatation de la provision éventuelle sur le stock final.
    (Voir article sur les provisions)
     
    5.  OPÉRATIONS COMPTABLES DANS LE CAS DE L’INVENTAIRE PERMANENT 
    Les schémas d’écritures sont les mêmes que dans le cas de l’inventaire intermittent. Par contre, la périodicité est différente. En cours d’exercice :  
    -  tous les achats sont comptabilisés en charges d’exploitation (subdivisions du compte 60, sauf 603). 
    Dans le même t emps, les comptes de stocks  (classe 3)  sont débités (entrée en stocks) de la valeur des achats par le crédit des comptes de variation de stocks (subdivisions du compte 603) ;
    -  lorsque les matières ou autres approvisionnements sont utilisés dans le processus de fabrication, les comptes de stocks de matières et autres approvisionnements (classe 3) sont mis à jour, c’est-à-dire qu’ils sont crédités (sortie des stocks) par le débit des comptes de variation de stocks (subdivisions du compte 603) ; 
    -  au fur et à mesure du cycle de production, les en-cours sont comptabilisés au débit des comptes d’en-cours de production  (classe 3)  par le crédit des comptes de variation des stocks d’en-cours (subdivisions du compte 713). Ils sont valorisés à leur coût de revient ; 
    -  en fonction de la longueur ou de la complexité des processus de fabrication, les stocks d’en-cours peuvent être détaillés en autant de subdivisions qu’il y a d’étapes dans la production. Les écritures d’entrée et de sortie des comptes d’en-cours sont multiplié es d’autant, jusqu’à la comptabilisation au débit des comptes de stocks de produits finis ; 
    -  la sortie des stocks de produits finis (crédit  classe 3) est comptabilisée, au moment de leur vente, par le débit des comptes de variation de stocks de produits finis (subdivisions du compte 713). 
     
    Le recours à l’inventaire permanent ne dispense pas l’entreprise de réaliser chaque année un inventaire physique qui servira à intégrer des événements non comptabilisés tels que les destructions de stocks et à évaluer les risques encourus par les stocks afin de constituer des provisions si cela s’avère nécessaire.
     
    OUTGDA Mektar
     

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