Stock de sécurité et autres réserves de stocks<o:p></o:p>
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Dans la gestion quotidienne des stocks, les gestionnaires aspirent à la fois à satisfaire en totalité les besoins de consommation, dans les délais et avec un coût global optimisé. La tenu des stocks en effets engendre différents types de coûts : les coûts des installations fixes, les coûts de possession des stocks qu’il faut réduire au meilleur niveau possible. La recherche de la solution la mieux adaptée, pour diminuer ces coûts liés à la tenue des stocks amène les gestionnaires à utiliser, selon le contexte, différentes politiques d’approvisionnement.<o:p></o:p>
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Malgré tous les efforts faits, différentes variations inattendues nous exposent à de mauvaises surprises, entraînant parfois une prise de décision hâtive et finalement coûteuse. D’une manière générale lorsque le stocks d’un produit donné atteint le point de commande, une commande d’achats ou une demande d’approvisionnement interne est émise en quantité prédéfinie selon la politique d’approvisionnement choisie pour ledit produit. Durant le délai de livraison de cette commande, trois cas de figure peuvent se présenter :<o:p></o:p>
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A- La rupture des stocks et ses causes<o:p></o:p>
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La rupture de stock d’un produit est le manque de quantités disponibles pour la satisfaction des besoins en cours. Plus précisément, ce terme est employé lorsqu’il y a des demandes alors que le stock disponible est de zéro.<o:p></o:p>
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Différentes raisons peuvent être la cause des ruptures de stock d’un produit :<o:p></o:p>
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Chacun de ces évènements, lorsqu’il se produit, oblige le gestionnaire de stock à mettre en œuvre des procédures d’urgence de réapprovisionnement : consommation d’un autre stock, passation de commandes urgentes, accélération des livraisons en amont à travers le choix des moyens logistiques plus rapides, mais aussi plus coûteux (par ex. transport aérien à la place du maritime, affrètement spécial d’un véhicule de transport…)<o:p></o:p>
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Le premier moyen pour remédier à la situation est bien sûr d’identifier la cause réelle de la rupture de stock et d’appliquer des mesures correctives appropriées selon les cas. Cependant, lorsque l’on est certain d’avoir pris toutes les dispositions nécessaires et que malgré tout, le risque de rupture de stocks jugé fortement préjudiciable pour l’entreprise continue à se faire ressentir, la solution pour l’éviter est de créer une réserve spéciale de stock.<o:p></o:p>
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B- Réserve spéciale de stock : le stock de sécurité<o:p></o:p>
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Le stock de sécurité d’un produit est la réserve d’une certaine quantité dudit produit spécialement faite pour absorber les ruptures de stock. Au lieu de subir les désagréments dus à un manque de disponibilité dans le magasin (stock disponible = zéro), on consomme cette réserve. En cas de non rupture, le stock de sécurité prend la forme d’un stock « dormant », générateurs de coûts supplémentaires. Il convient donc d’estimer correctement sa taille.<o:p></o:p>
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Pour un souci d’optimisation, différents critères sont pris en compte lors du dimensionnement du stock de sécurité :<o:p></o:p>
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A la différence du stock minimum, qui est gardé de façon permanente, le stock de sécurité est mis en place pour répondre à un évènement spécial et inhabituel, qui se produit ou pas en marge de toutes les prévisions de départ ; <o:p></o:p>
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Bien qu’il soit possible de l’appliquer sur tous les types de stock gérés, l’affectation d’un stock de sécurité est, dans la pratique, limitée aux seuls articles critiques pour l’entreprise ; une fois que le risque qui a provoqué sa constitution est écarté, cette réserve n’est plus réapprovisionnée.<o:p></o:p>
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Le calcul du stock de sécurité ainsi que sa mise en place sont de la responsabilité du gestionnaire technique (pour les pièce de rechanges), du responsable de production (pour les stocks de production), ou du responsable des ventes (pour les stocks de produits destinés à la vente).<o:p></o:p>
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C- Autres formes de réserve de stocks<o:p></o:p>
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Dans les industries, les lenteurs de traitement des approvisionnements et la hausse brutale de la consommation ne sont pas les seules raisons pouvant entraîner une rupture de stock. On recense en effet ici différentes causes possibles qui justifie la tenue d’autres formes de réserves de stocks. Parmi ces dernières, nous distinguons le « stock de découplage », le « shop stock » et le « pool stock ». <o:p></o:p>
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Rappelons que dans une chaîne d'assemblage, les unités produites suivent les mêmes étapes de fabrication, parcourent les stations de travail dans le même ordre et subissent des séquences d'opérations presque identiques. Il arrive cependant que les références finales obtenues présentent de légères différences les unes par rapport aux autres (emploi d'options, ajouts d’élément personnalisés à la demande du client).<o:p></o:p> Le point de découplage correspond à la partie avale du cycle de production qui peut être fabriquée à la commande (assemblage final avec ajout d’options à la demande du client). La gestion d’un stock de découplage permet donc de s’affranchir des stocks de produits finis en laissant en même temps l’opportunité de répondre à chaque besoin particulier, sans rallonger le délai de livraison.<o:p></o:p> |
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Il s’agit d’une réserve de stock de produits finis ou semi-finis destinée à couvrir les risques du processus de production (arrêt, défaut ou panne d’un équipement de production ou simplement maintient constant de la capacité journalière de production indifféremment de la demande). C’est donc une réserve placée en aval d’un maillon de la chaîne de fabrication (atelier). Il est calculé et conjointement mis en place par les responsables de production et de maintenance.<o:p></o:p>
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On rencontre le pool stock dans les systèmes de production organisés par flux tendus, appliquant la méthode du Kanban. En rappel, dans une organisation par flux tendus, la production se veut régulière et maîtrisée de bout en bout. Il n’y a pas de stockage forcé et l’attende d’une commande du poste de travail suivant n’est pas indispensable. Tout le système est régulé grâce à des minimas de stocks et d’en-cours fixés lelong de la chaîne de fabrication.<o:p></o:p>
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Le Pool stock en fait parti. C’est une réserve de stock qui permet d'absorber les petites variations en quantité d'une journée sur l'autre dans un environnement lissé, lorsque le flux de pièces se fait directement du shop stock à la sortie de l’atelier. <o:p></o:p>
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Selon des explications fournies par le cabinet Lean Key, « La demande réelle du client est comparée au programme de production lissée. Deux types de cartes sont introduites dans le séquenceur : les cartes "Kanban" correspondant à la demande réelle du client et quelques cartes "spéciales" de plus si la demande est légèrement supérieure à la consommation moyenne journalière. <o:p></o:p>
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Les cartes "normales" seront tirées sur le shop stock au pied de la cellule de fabrication, alors que les cartes "spéciales" seront tirées d'un autre stock tampon: le pool stock. Si, au contraire, la demande du client est inférieure à la consommation moyenne journalière, la variation sera également absorbée par des cartes spéciales permettant de reconstituer le pool stock. »<o:p></o:p>
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Toutes ces différentes réserves de stocks, au même titre que le stock maximum ou le stocks minimum ne sont que des indicateurs permettant d’identifier, pour chaque statut de stock, les quantités réellement affectées. Mais, physiquement, toutes ces quantités sont regroupées dans un même emplacement.