(Une présentation plus détaillée peut faire apparaître les soldes en début de période : ce sont les balances d’entrée. Dans ce cas, la balance comportera 6 colonnes pour chaque compte).
Les comptes y sont classés par numéro croissant dans l’ordre du plan comptable.
1.1. Propriétés de la balance
1.1.1. RESPECT DE L’ENREGISTREMENT EN PARTIE DOUBLE
Total des masses débitrices (S D1) = Total des masses créditrices (S C1)
Total des soldes débiteurs (S d) = Total des soldes créditeurs (S c)
1.1.2. CONCORDANCE AVEC LE LIVRE JOURNAL
Totaux des colonnes masses de la balance = Totaux du journal
S D2 = S D1
S C2 = S C1
1.1.3. CONTRÔLES
La balance permet de contrôler l a conformité des enregistrements effectués dans les comptes et des évènements qu’ils retracent en décelant :
- des anomalies dans l’application du principe de la partie double :
• montants différents en débit et en crédit ;
• erreurs de côté (ex. : deux comptes qui jouent en débit au lieu d’un en débit et un en crédit) ;
• erreurs de sens du solde des comptes par rapport à la norme ;
- des erreurs de calcul :
• totalisation des colonnes de la balance ;
• totalisation des soldes des comptes.
Par contre, la balance ne permet pas de déceler les erreurs d’imputation (un compte débité ou crédité en lieu et place d’un autre) ou des inversions complètes d’enregistrement. Sa présentation en liste facilite le rapprochement des comptes avec des documents extérieurs (relevés bancaires, effets de commerce, déclaration des salaires, état d e développement de soldes de comptes de tiers…). Les travaux de fin d’année se poursuivent par l’inventaire.
2. L’INVENTAIRE EXTRACOMPTABLE
Il convient, pour déterminer le résultat de l’exercice, de connaître avec précision la valeur des éléments constitutifs du patrimoine. Un inventaire extracomptable, ne donnant pas lieu à des écritures comptables, permet un recensement physique des biens existants le jour de la clôture de l’exercice.
Il s’agit d’un contrôle physique des éléments constitutifs du patrimoine de l’entreprise, mais également d’un contrôle d’évaluation, et donc de détermination de la valeur de ces éléments.
Ces contrôles portent sur :
- les immobilisations. Il s’agit :
• de reprendre les données du fichier des immobilisations ;
• d’en ressortir des états par catégories ;
• de s’assurer de leur existence ;
• de calculer les amortissements ;
• de rechercher leur valeur actuelle pour évaluer les éventuelles dépréciations à comptabiliser.
Il est rappelé que les immobilisations sont inscrites à l’actif de l’entreprise selon la méthode du coût historique, c’est-à-dire qu’à leur date d’entrée dans le patrimoine, leur valeur est déterminée dans les conditions suivantes :
- les actifs acquis à titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d’acquisition
- les actifs produits par l’entreprise sont comptabilisés à leur coût de production ;
- les actifs acquis à titre gratuit ou par voie d’échange sont comptabilisés à leur valeur vénale.
- les stocks, qu’il convient de déterminer quantitativement (marchandises, matières premières, produits finis…) et d’évaluer, pour comptabiliser leur variation et en chiffrer les éventuelles dépréciations à comptabiliser.
Selon le plan comptable général, les stocks sont recensés soit par inventaire intermittent, méthode la plus courante, soit par inventaire permanent. Les stocks sont généralement valorisés par les méthodes :
• « Premier entré, premier sorti » (PEPS ou, en anglais, FIFO) ;
• ou coût unitaire moyen pondéré (CUMP) ;
- les comptes de tiers : à partir du développement de leurs soldes, l’inventaire va permettre d’établir, par exemple, la liste des clients douteux (donc des provisions à constituer) ou des rabais à accorder ou à obtenir ;
- les comptes financiers : il s’agit d’ajuster les comptes bancaires, de compter la caisse, d’établir la situation du portefeuille, de contrôler les effets à payer et à recevoir.
3. L’INVENTAIRE
L’inventaire va générer des écritures comptables concernant :
- des redressements d’erreurs ;
- les amortissements et les sorties d’immobilisations de l’actif, lorsqu’elles ont été cédées au cours de l’exercice ;
- les provisions ;
- l’ajustement des charges et des produits (constatés d’avance, charges à payer, produits à recevoir…) ;
- l’ajustement des stocks ;
- la réintégration des subventions d’équipement…
Il restera enfin à déterminer le résultat.
OUTGDA Mektar